Non, tu ne rêves pas ! Toi qui découvres dans ta boîte mail « REMY WINE HOUSE » sans crier gare ! Non, je n’étais pas en grève, j’ai certes pris mon temps, mais je ne suis jamais très loin. À ne pas vouloir m’enfermer dans des cases, je finis par devenir un expert en mosaïque.
Bref, nous ne sommes pas là pour faire de la psychologie de comptoir, j’espère que tu vas bien ! En parlant de comptoir, il est temps pour moi de te parler de The Wine House Sessions.
Si tu me suis sur les réseaux, tu as pu voir passer l’info. Et si tu n’as pas tout compris, ce n’est pas grave, cet article est fait pour ça !
Vin et musique : le même fil conducteur, l’Art
The Wine House Sessions, c’est un peu l’étendard, la vitrine, le synopsis de l’univers dans lequel je souhaite qu’on se plonge. Pour moi, le fil conducteur entre le vin et la musique, c’est l’Art.
On part d’une matière première et, avec un savoir-faire, on crée quelque chose : une œuvre. C’est le cas pour le vin, qui lui, est palpable, mais c’est aussi le cas de la musique. Ces deux mondes interviennent sur différents sens mais convergent autour d’un socle central : l’émotion.
Il n’y a pas plus exceptionnel que de réussir à aligner nos sens pour décupler l’expérience. Les accords mets et vins font partie intégrante de nos cultures, mais l’apport de la musique n’a jamais vraiment pu atteindre le grand public.
Accord vin & musique : avant tout une histoire de goût
Le plus important pour moi n’est absolument pas le résultat. Mon objectif n’est pas d’affirmer qu’il ne faut écouter que du Mozart pour apprécier un Bordeaux, ou encore que le hardtek est à bannir avec un Champagne. Non, je n’ai pas cette prétention.
Le plus important pour moi, c’est la démarche : se demander « Qu’est-ce que j’aimerais écouter en dégustant ce vin ? » et inversement.
La musique, comme le vin, dépend de tes goûts et de ton histoire. On le sait, je l’ai déjà dit, chacun vit avec des filtres et ces filtres font qui nous sommes et ce que nous aimons.
Pour faire simple : on ne serait pas content si un caviste nous préconise absolument un Bourgogne alors qu’on lui dit clairement qu’on n’aime pas ça, sous prétexte qu’on va manger un bœuf bourguignon, non ? Eh bien, en musique, c’est pareil. Je ne vais pas te dire « tiens, avec ce vin, il faut absolument que tu écoutes de la country » si tu me dis que tu en as horreur.
Le vin et la musique, c’est avant tout une aventure, un ressenti, une histoire de goût. L’objectif est d’intensifier le plaisir, la curiosité, et surtout d’associer nos sens.
Tu peux me croire : si je te fais déguster un vin avec une musique que tu n’aimes pas ou qui ne fonctionne pas vraiment, puis que je refais le même exercice avec quelque chose que tu apprécies, le goût sera meilleur. Ce n’est pas de la magie, c’est ton cerveau.
Quand la description d’un vin rejoint celle d’une musique
L’association musique et vin est donc une histoire de goût, mêlée à ton vécu. Cependant, ce qui me pousse à en parler avec une certaine légitimité, c’est que, pour avoir étudié les deux séparément, j’y ai trouvé des similitudes insoupçonnées. Et c’est là où ça devient vraiment intéressant.
Je vais la faire courte : une partie de mon métier consiste à mettre de la musique sur une image — entendez ici une vidéo, et plus précisément un spot publicitaire dans mon cas. Ma mission consiste à trouver la musique qui s’adapte le mieux au montage, au message que l’on souhaite délivrer ainsi qu’à la cible visée, le tout répondant initialement à un brief.
On parle donc déjà d’émotion ici.
Pour répondre artistiquement à cette mission, je dois avoir une écoute et une vision particulières de la musique. Un titre va se retrouver totalement disséqué et subdivisé, comme dans un nuage de mots. On appelle cela des tags ou mots-clés, qui permettent de décrire avec précision cette œuvre.
Ce descriptif ne va pas seulement permettre de distinguer les genres musicaux. Il va permettre de distinguer des émotions, des moods (positive, dérangeante, sensuelle, nostalgique), mais aussi des caractéristiques propres à la production et à la composition de l’œuvre. On va employer des termes comme « solaire », « rondeur », « acide », « froide », « organique », « bois », « feutré »… Tu me vois venir ?
Lorsque j’ai étudié le vin, l’une des premières étapes était d’apprendre à déguster et une fois les arômes évoqués, j’ai commencé à entendre des termes comme « solaire », « chaleureux », « acide », « vif », « boisé »… Ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. C’était une évidence. Les similitudes dans la description d’un vin et d’une musique étaient là, sous mon nez, mes yeux, mes oreilles… enfin, tout quoi !
The Wine House Sessions : les deux premiers épisodes
Tu l’auras compris : l’idée est d’apporter une connaissance pointue des deux mondes, tout en respectant le fait que pour un vin comme pour la musique, la place à l’objectivité est très fine et que c’est avant tout une histoire personnelle.
The Wine House Sessions est simplement la résultante de tout cela. Comme tout bon passionné, ce qui m’intéresse, c’est le partage. Ce n’est peut-être pas le meilleur format, mais j’aime, tout comme écrire des articles, revenir à quelque chose qui devient bien trop précieux : prendre le temps.
En un clic, tu peux écouter environ 1h de titres qui s’enchaînent dans un genre précis. Les morceaux sont choisis avec amour et soin, comme au bon vieux temps des disquaires, sauf qu’ici, c’est en ligne et c’est sur YouTube que ça se passe.
Pour chaque genre musical, j’associe un vin. Cela peut être un style de vin, un cépage, une cuvée en particulier : je ne m’impose rien. La seule importance pour moi est d’avoir une vraie cohérence dans les titres que je te propose, pour offrir une vraie sensation de prolongement.
The Wine House Sessions compte déjà ses deux premiers épisodes : Neoclassical x Saint-Émilion et Yacht Rock x Chablis. Ces deux playlists sont disponibles sur YouTube [Ma chaîne] mais aussi sur Deezer.
J’expliquerai sûrement ces choix d’association dans des articles dédiés. Si ça t’intéresse ?
Je compte sur toi pour t’abonner à la newsletter, à la chaîne YouTube et à mon Instagram — c’est l’unique moyen pour moi de voir que cela t’intéresse. Et plus on sera nombreuses et nombreux, plus je pourrai monter en qualité et proposer des choses qui ont du sens. Donc un like, un partage, un peu de bouche-à-oreille… il n’y a que ça de vrai.
Merci infiniment de m’avoir lu. Belle journée, belle soirée, belle nuit. À très vite.
Remy.

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